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| L'année
2009 de l'Assemblée des Femmes |
Janvier
à Avril 2009
Projection du film " Les Bureaux de Dieu "
Assemblée générale du 08 janvier
2009
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| Projection
du film " Les Bureaux de Dieu " |
À l’occasion de la Journée Internationale des Femmes et en soutien
au Planning Familial
Projection
– Débat autour du film de Claire Simon : « LES BUREAUX DE DIEU »
le jeudi
26 mars 2009 à 18h30 en présence de la réalisatrice, de Françoise
Laurant (Présidente du Planning Familial), et d'Yvette ROUDY (Ancienne
Ministre et Présidente de l’Assemblée des Femmes) au cinéma L’ENTREPÔT
(7-9, rue Francis de Pressensé 75014 Paris - Métro : Pernéty).
Dîner sur place.
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| Assemblée
générale du 08 janvier 2009 |
L'Assemblée générale de l'Assemblée des
Femmes s'est tenue :
le
Jeudi 08 janvier 2009
Assemblée nationale
Bureau n°1
126, rue de l'Université
75007 PARIS
Cette Assemblée
générale s'est déroulée en 2 parties :
1ère
partie de 18h00 à 19h30
Rapport moral, rapport financier, votes, élection du Conseil
d'administration.
2ème
partie de 19h30 à 21h00
Rencontre avec Benoîte Groult, écrivaine, qui vient de
publier " Mon évasion " aux éditions
Grasset.
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Mai
à Juillet 2009
À propos du voile et de la burka
Obama favorable au signe religieux qu'est le voile
Invitation à l'Université d'été
des 26 et 27 août 2009
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| À
propos du voile et de la burka |
Communiqué
de Presse, Yvette Roudy
Yvette
Roudy, ancienne Ministre des droits des femmes, Parlementaire Honoraire
et Présidente de lAssemblée des Femmes se félicite
de linitiative du député PC André Guerin
et des 57 autres députés de droite comme de gauche qui
réclament un débat national sur le port de la burka en
France.
Elle souhaite
que nos parlementaires aillent plus loin et déposent une proposition
de loi interdisant la burka, cet insupportable accoutrement vestimentaire
imposé aux femmes au nom dune religion qui nen demande
pas tant, qui les renvoie à une invisibilité de fait qui
symbolise une absence de droits, didentité, de reconnaissance,
dexistence tout simplement.
Ces vêtements
ne sont pas de simples chiffons, nont rien à voir avec
une mode éphémère. Ils font ressurgir de vieux
fantasmes machistes que lont croyait oubliés. Ce sont les
Chevaux de Troie dune idéologie discriminatoire, manipulatrice,
insidieuse, sectaire qui laisse peu de place à la liberté
de jugement.
En vérité,
les tenants de cette idéologie rêvent de destabiliser nos
démocraties par le biais des droits des femmes quils nient,
récusent, méprisent.
La burka
tout comme le voile sont contraires à notre Constitution qui
a inscrit légalité entre homme et femme dans ses
grands principes. Ils sont anticonstitutionnels.
Nos parlementaires
doivent exiger une loi et compléter celle dite du « voile
» dont linterdiction doit être étendue au-delà
des écoles, universités ou hôpitaux, à tous
les lieux publics.
En même
temps, nous voulons redire notre soutien à toutes celles qui
refusent le port du voile et de la burka, se battent et défient
quotidiennement lobscurantisme intégriste , au péril
de leur vie.
Paris le
20 Juin 2009
Yvette
Roudy, Présidente de lAssemblée des femmes et Françoise
Durand, Secretaire Générale - Danielle Bousquet, Députée
- Pascale Crozon, Députée.
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| Obama
favorable au signe religieux qu'est le voile |
Communiqué
de Presse, Yvette Roudy
Quelle
déception ! Mais faut-il s'en étonner ? Obama est avant
tout un bon américain pour qui la religion est partout. "
In God we trust " disent les billets de banque. Ne l'oublions
pas. Et toutes les religions sont misogynes. Ne l'oublions pas non plus.
N'ont-elles pas été crées par des hommes ?
Tout de
même quelle tristesse. Obama avait apporté son soutien
au Planning, il semblait plus ouvert que les autres, parlait des droits
des femmes, il incarnait le rêve. Mais il est temps de se réveiller,
c'est un chef d'Etat Américain.
Et il convient
d'être réaliste, nest-ce pas ? Il veut renouer avec
le monde arabe ? Alors cela vaut bien un morceau de tissu, pense-t-il.
Et peu importe que ce voile soit un cheval de Troie intégriste
infiltré dans nos démocraties ou même le signe extérieur
affiché de l'infériorité de la femme, laquelle
se doit de cacher cet élément de séduction insupportable
qu'est sa chevelure qui rendrait, paraît- il, les hommes fous
et les autoriserait à les traiter en marchandise disponible.
Sont-ils donc si fragiles ? Si cruels ?
"
Soyez fière de ce signe religieux " nous dit M. Obama. Comment
? Vous dites que c'est un signe affiché de soumission ? Mais
s'il s'agit d'une soumission librement consentie, est-ce que cela ne
change pas tout ? " Librement " - tout est dans le mot - tout
comme la femme qui retire " librement " sa plainte du commissariat
après avoir dénoncé le mari violent mais qui jure
qu'il ne recommencera pas. Tout comme l'esclave qui suivra " librement
" son maître, une fois libéré, parce qu'il
ne sait rien de la liberté, tout comme l'oiseau qui restera dans
sa cage alors que la porte est ouverte. Parce qu'il ne saura pas voler.
Et après
tout, Monsieur Obama, s'il plaît aux femmes d'être battues,
lapidées, excisées, humiliées, comme le disait
notre bon Molière et aussi notre grand Shakespeare et sa Mégère
apprivoisée, il y a quelques siècles chez nous.
Avec Obama
nous pensions avoir franchi un grand pas en avant. Mais Trois pas en
avant et Deux grands en arrière, nest-ce pas la marche
des féministes ?
Une longue
marche pour le cas où nous l'aurions oublié.
Yvette
Roudy, ancienne ministre des droits de la femme.
Présidente
de l'Assemblée des Femmes
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Août
à Septembre 2009
Communiqué de Presse du 27 Août
2009
Programme détaillé de l'Université
d'été 2009
Invitation à l'Université d'été
des 26 et 27 août 2009
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| Communiqué
de Presse du 27 Août 2009 |
La Rochelle,
27 août 2009
L'Assemblée
des femmes dénonce les menaces pesant sur les retraites des femmes
L'Assemblée
des Femmes, présidée par Yvette Roudy, réunie à
la Rochelle les 26 et 27 août 2009 dans le cadre de son université
d'été, s'insurge contre le nouveau coup bas qui risque
d'être porté aux droits des femmes.
En effet,
suite à une décision de justice rendue au nom de "
l'égalité entre les mères et les pères ",
il est envisagé de remettre en cause les mesures compensatoires
que sont les trimestres de bonification de deux années par enfant,
acquises par les femmes dans le calcul de leur retraite !
Au-delà
de la reconnaissance des interruptions de carrières liées
à la grossesse et à ses conséquences, rappelons
que ces mesures ont été mises en place pour compenser
les nombreux facteurs d'inégalités professionnelles, toujours
d'actualité, entre les femmes et les hommes : temps partiels,
inégalités de salaires et carrières incomplètes
liées aux responsabilités familiales qui incombent encore
quasi exclusivement aux femmes.
L'ensemble
de ces facteurs a pour conséquence un niveau de retraite des
femmes de l'ordre de 40% inférieur à celui des hommes.
Supprimer
ces mesures compensatoires conduirait les femmes, dont l'espérance
de vie est de plus en plus longue, à une précarité
accrue et à une situation de grande dépendance économique
vis-à-vis de leur entourage et de la solidarité nationale
au moment de leur retraite.
L'Assemblée
des Femmes considère comme inacceptable cette remise en cause
des droits acquis.
Au-delà
d'une égalité fictive, supposant un véritable partage
des taches familiales entre les pères et les mères, il
est de la responsabilité gouvernementale de s'engager dans des
mesures volontaristes permettant notamment une diminution des temps
partiels contraints, une égalité réelle des salaires
et le partage des congés parentaux.
Conformément
à ses engagements européens, la France ne pourra abandonner
le principe de droits spécifiques compensatoires dont les femmes
sont bénéficiaires, que le jour où elle sera en
mesure de garantir une véritable égalité des droits
et des devoirs, tant professionnels que familiaux, entre les femmes
et les hommes.
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| Programme
détaillé de l'Université d'été 2009 |
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Programme
Université d'été de l'Assemblée des Femmes
26 et 27 Août 2009
Salle de lOratoire (6 bis rue Albert 1er - 17000 La Rochelle)
«
Les Femmes et lEurope »
Télécharger le programme au format rtf
Mercredi
26 août
- 9h30
: Accueil.
- 10h00
: Ouverture, Yvette ROUDY, Présidente de l'Assemblée des
Femmes :
. Point
sur la situation des femmes en France ;
. Présentation
du Programme (points forts).
- 11h00
: Françoise MESNARD, Vice - Présidente de la Région
Poitou-Charentes.
- 12h00
: Maxime BONO, Maire de La Rochelle.
Déjeuner
- 14h00
: Geneviève COURAUD, Trésorière du MFPF : le point
sur la situation du Planning Familial Français.
- 14h45
: Christine MAUGET, chargée des questions internationales au
bureau du MFPF.
- 15h30
: Claire RICCIARDI, chargée de léducation à
la sexualité au bureau du MFPF.
- 16h15
: Débat sur les questions évoquées.
Pause
- 17h00
: Françoise DURAND, Secrétaire générale
de l'Assemblée des Femmes : les "mères porteuses".
- 17h45
: Annie JUNTER-LOISEAU, Maîtresse de conférences en droit
social à Rennes.
Dîner
(avec supplément)
- Dîner
au Casino de la Rochelle sur réservation auprès de notre
équipe.
Jeudi
27 Août 2009
- 9h30
: Michèle RIVASI, Parlementaire européenne : la rentrée
du Parlement Européen.
- 10h15
: Jocelyne BOUGEARD, Adjointe au Maire de Rennes, déléguée
aux temps de la ville et aux droits des femmes, Présidente de
la commission des élues locales et régionales du conseil
des communes et Régions dEurope (sur la Charte européenne
de légalité entre les femmes et les hommes dans
la vie locale).
Pause
- 11h15
: Danielle BOUSQUET, Députée des Côtes d'Armor,
Vice- Présidente de l'Assemblée des Femmes, parlera du
rapport de la Délégation aux droits des femmes de lAssemblée
Nationale sur les violences.
- 12h :
Michèle LOUP, Conseillère régionale Ile de France
et Présidente dECVF, sur les violences faites aux femmes.
Déjeuner
- 14h30
: George PAU-LANGEVIN, députée de Paris, membre de la
Commission Parlementaire sur la Burqa : la question du voile et de la
Burqa.
- 15h15
: Michèle DELAUNAY, Députée de Gironde : questions
de bioéthique.
- 16h30
: Clôture.
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| Invitation
à l'Université d'été des 26 et 27 août
2009 |
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Septembre
à Décembre 2009
L'historienne
Michelle Perrot dédicace son dernier ouvrage "Histoire de Chambres"
Pétition
Alerte rouge, parité en danger
Hommage à Carole Roussopoulos
Manifestation pour le droits des femmes le 17
Octobre 2009 à Paris
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| L'historienne
Michelle Perrot dédicace son dernier ouvrage "Histoire de chambres" |
(paru
en septembre 2009 aux éditions du seuil)
L'historienne
Michelle* Perrot a dédicacé son dernier ouvrage «
Histoire de Chambres »
le Mercredi
9 décembre 2009 à 18h30
à l'Assemblée Nationale
5ème Bureau, place du Palais Bourbon,
126 rue de l'Université 75007 PARIS
Métro Assemblée Nationale ou Invalides
Bien
des chemins mènent à la chambre : le sommeil, l'amour,
la méditation, Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion,
voulue ou subie. De l'accouchement à l'agonie, elle est le théâtre
de l'existence, là où le corps dévêtu, nu,
las, désirant, s'abandonne. On y passe près de la moitié
de sa vie, la plus charnelle, celle de l'insomnie, des pensées
vagabondes, du rêve, fenêtre sur l'inconscient, sinon sur
l'au-delà.
La chambre est une boîte, réelle et imaginaire. Quatre
murs, plafond, plancher, porte, fenêtre structurent sa matérialité.
Ses dimensions, son décor varient selon les époques et
les milieux sociaux. De l'Antiquité à nos jours, Michelle
Perrot esquisse une généalogie de la chambre, creuset
de la culture occidentale, et explore quelques-unes de ses formes, traversées
par le temps : la chambre du Roi (Louis XIV à Versailles), la
chambre d'hôtel, du garni au palace, la chambre conjugale, la
chambre d'enfant, celle de la jeune fille, des domestiques, ou encore
du malade et du mourant. Puis les diverses chambres solitaires : la
cellule du religieux, celle de la prison ; la chambre de l'étudiant,
de l'écrivain.
Nid et
nud, la chambre est un tissu de secrets. Dans ce livre, Michelle
Perrot contribue à l'histoire des Chambres. Nuit et jour.
*Michelle
Perrot, historienne (agrégée d'histoire, Docteure d'Etat, Professeure
émérite de l'Université Paris 7 Denis Diderot), a codirigé, avec Georges
Duby, les cinq volumes de l'Histoire des femmes en Occident, Plon, 1991-1992
(Perrin, coll. " Tempus ", 2002). Parmi ses nombreuses publications
: Les Femmes ou les silences de l'Histoire, Flammarion, 1998 (" Champs
", 2001) et Mon histoire des femmes, Seuil/France-Culture, 2006 (" Points
Histoire ", 2008).
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| Pétition
Alerte rouge, parité en danger |
Pour faire suite à de nombreuses demandes, le texte "Alerte
rouge, parité en danger", co-signé par Yvette
Roudy, Danièle Bousquet, Françoise Durand et Geneviève
Couraud est désormais devenu une pétition en ligne sur
le site
http://www.parite-en-danger.org
Vous pouvez
la signer et la diffuser sans modération à tous vos amis,
vos proches, votre réseau, ainsi qu'à la presse de votre
région.
Ce texte
porte la seule proposition acceptable à nos yeux - que l'élection
des futurs conseillers territoriaux se fasse au scrutin proportionnel
avec des listes paritaires.
Nous sommes
tous concernés par ce projet de loi qui marquerait le recul historique
le plus important de la place des femmes en politique, jamais enregistré
dans notre pays !
Le combat est loin d'être perdu.
Mobilisons-nous ! Mobilisons nos concitoyens ! Mobilisons nos parlementaires
!
Deux
points importants
- un point de fond : la présente pétition s'adresse aux
militants et sympathisants issus de tous les partis politiques, de droite
comme de gauche, et encore au-delà, aux militants associatifs,
et aux simples citoyens ;
- un point de forme : la pétition se signe en donnant dans l'ordre
NOM et prénom, ainsi que l'indication d'identité que vous
voudrez bien indiquer (profession, mandat, localisation géographique,
association, etc.).
Nous comptons
sur vous pour faire avancer notre combat.
Voir aussi
:
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2349/articles/a412643-.html
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| Hommage
à Carole Roussopoulos |
Extrait
du bulletin n° 16 de septembre 2009 dArchives du féminisme
Une
géante du documentaire politique disparaît.
Carole Roussopoulos, réalisatrice féministe, nous a quitté-es
Carole Roussopoulos, née de Kalbermatten, réalisatrice
pionnière de la vidéo et militante féministe, est
décédée le 22 octobre, chez elle à Molignon,
dans son Valais natal, à l'âge de 64 ans, des suites d'un
cancer.
Née
le 25 mai 1945 à Lausanne, Carole Roussopoulos passe son enfance
à Sion et sinstalle à Paris en 1967. Deux ans plus
tard, sur les conseils de son ami l'écrivain Jean Genet, alors
qu'elle vient dêtre licenciée par le journal Vogue
où elle travaillait, elle achète lune des premières
caméras vidéo portables vendues en France, le fameux «
Portapack » de Sony. Avec son compagnon Paul Roussopoulos, elle
fonde le premier collectif de vidéo militante, baptisé
« Vidéo Out », et dès lors ne cesse de donner
la parole aux « sans-voix », opprimé·es
et exclu-es : « La vidéo portable permettait de donner
la parole aux gens directement concernés, qui nétaient
donc pas obligés de passer à la moulinette des journalistes
et des médias, et qui pouvaient faire leur propre information.
»
Le militantisme vidéo de Carole Roussopoulos s'inscrit dans le
courant de contestation culturelle issu de mai 68. Tout au long de la
décennie 70, dotée d'un sens aigu de l'Histoire, elle
accompagne les grandes luttes qui lui sont contemporaines, livre une
critique des médias, dévoile les oppressions et les répressions,
documente les contre-attaques et les prises de conscience. Caméra
au poing, Carole Roussopoulos soutient les luttes ouvrières (conflits
Lip), anti-impérialistes (Palestinien·nes, Black Panthers
et autres mouvements de libération), homosexuelles (Front Homosexuel
d'Action Révolutionnaire) et surtout féministes : les
combats en faveur de lavortement et de la contraception libre
et gratuite dès 1971, les luttes des prostituées de Lyon
en 1975, celles contre le viol, la lutte des femmes à Chypre
et dans lEspagne franquiste. Carole Roussopoulos explore les immenses
possibilités offertes par la vidéo, nouvel outil sans
passé ni école, que les femmes s'approprient à
la même époque partout dans le monde, et qui permet une
agitation directe sur le terrain. Ses bandes, toujours conçues
comme des supports à débats, elle les diffuse sur les
marchés, avec la chanteuse Brigitte Fontaine et l'accordéoniste
Julie Dassin, avant que ne soit créé le collectif de distribution
« Mon il ».
Entre 1973
et 1976, Carole Roussopoulos enseigne la vidéo à la toute
nouvelle Université de Vincennes. En 1982, elle fonde, avec lactrice
Delphine Seyrig et Ioana Wieder, le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir,
premier centre de production et d'archivage de documents audiovisuels
consacrés aux femmes créé grâce au soutien
financier du Ministère des droits de la femme d'Yvette Roudy.
Elle y réalise de nombreux documentaires sur léducation
non sexiste, les femmes immigrées, des métiers féminins
méconnus ou non reconnus, comme celui d'agricultrice, et tourne
des portraits de féministes. À partir de 1984, au sein
de Vidéo Out, transformé en SARL, elle poursuit son exploration
de sujets ignorés (pauvreté extrême, sans-abris,
toxicomanie, prisons, mort des malades) et commence sa série
sur linceste, « le tabou des tabous ».
Entre 1986
et 1994 à Paris, prenant la suite de Frédéric Mitterrand,
Carole Roussopoulos dirige et anime le cinéma dart et dessai
« LEntrepôt », espace culturel regroupant trois
salles, une librairie et un restaurant. En 1995, elle revient vivre
en Suisse, à Sion, et continue d'y travailler comme réalisatrice,
défricheuse de terrains négligés : violences faites
aux femmes, viol conjugal, combat des lesbiennes, excision, études
sur le genre, mais aussi personnes âgées, dons dorganes,
soins palliatifs, handicap. « Le moteur de ma révolte,
et donc le moteur de cette énergie que je déploie encore
aujourdhui pour dénoncer les injustices, cest tout
simplement [mon intolérance pour] le manque de respect à
légard des autres », expliquait récemment
celle qui aimait à se comparer à la figure de passeuse
au volley ball (« tu prends la balle et tu la passes »).
En 1999,
elle réalise Debout ! Une histoire du Mouvement de libération
des femmes (1970-1980), un long-métrage documentaire qui alterne
images d'archives et entretiens avec les femmes qui ont créé
et porté le mouvement en France et en Suisse. Le film rend hommage
à leur intelligence, leur audace et leur humour et a enthousiasmé
les jeunes féministes : « Les vidéos montrent les
yeux qui brillent encore aujourdhui, trente ans après.
Le rôle des images dans la transmission est donc décisif,
elles permettent de casser les clichés », soulignait
Carole Roussopoulos. C'est avec le même souci de transmettre une
histoire méconnue et souvent falsifiée, qu'elle s'était
récemment engagée dans le projet « Témoigner
pour le féminisme », mis en place par lassociation
Archives du Féminisme (France) en partenariat avec le LIEGE (Laboratoire
Interuniversitaire en Études Genre de l'Université de
Lausanne) et l'Espace Femmes International (Genève), et qui entend
répondre à lurgence de sauvegarder la mémoire
des luttes féministes passées et actuelles.
Carole Roussopoulos a réalisé et monté plus de
cent-vingt documentaires, toujours dans une perspective féministe
et humaniste, mue par la volonté constante de « faire comprendre
que cest un grand bonheur et une grande rigolade de se battre
! Nous avons toutes à gagner de lever la tête, tout le
monde, tous les opprimés de la terre ».
Dès 2007, la Cinémathèque française a rendu
un vibrant hommage à cette « géante du documentaire
politique à l'instar de Joris Ivens, René Vautier, Chris
Marker ou Robert Kramer », selon la formule de Nicole Brenez.
Ces dernières années, le travail vidéo de Carole
Roussopoulos a ainsi fait l'objet de programmations dans le monde entier
: aux festivals de La Rochelle, Nyon (Suisse), Trieste (Italie), à
la Tate Modern de Londres, ou encore en Turquie et au Québec.
En 2001, Carole Roussopoulos a été nommée Chevalière
de la Légion dhonneur et en 2004, elle a été
lauréate du Prix de la ville de Sion. Le 9 octobre 2009, elle
a reçu le prestigieux Prix culturel du canton du Valais pour
l'ensemble de son uvre. Une uvre actuellement conservée
à la Médiathèque de Martigny en Suisse, mais également
archivée à la Bibliothèque nationale de France
à Paris et qui n'a pas cessé de susciter notre intérêt
et notre admiration.
Parmi les nombreux films réalisés par Carole Roussopoulos,
citons :
Genet parle d'Angela Davis (1970)
Le F.H.A.R. (Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire) (1971)
Y a qu'à pas baiser ! (1971-1973)
Lip : Monique (1973)
Les Prostituées de Lyon parlent (1975)
S.C.U.M. Manifesto (1976)
Maso et miso vont en bateau (1976)
Le Viol : Anne, Corinne, Annie, Brigitte, Josyane, Monique et les autres...
(1978)
Profession : agricultrice (1982)
La Mort n'a pas voulu de moi : Portrait de Lotte Eisner (1984)
Les Clés de Mauzac (1987)
L'Inceste, la conspiration des oreilles bouchées (1988)
Les Hommes invisibles (1993)
Debout ! Une histoire du Mouvement de libération des femmes (1970-1980)
(1999)
Donner c'est aimer (2002)
Vieillir en liberté (2002)
Viol conjugal, viol à domicile (2003)
Il faut parler : Portrait de Ruth Fayon (2003)
Le Jardin de Lalia : des microcrédits pour les femmes maliennes
(2004)
Des fleurs pour Simone de Beauvoir (2005)
Les Années volées (2005)
Sans voix... mais entendus ! Un hommage aux soins palliatifs (2006)
Pour vous les filles ! (2006)
Je suis un être humain comme les autres (2006)
Femmes mutilées, plus jamais ! (2007)
Mariages forcés, plus jamais ! (2008)
Ainsi va la vie. Cancer : de la peur à l'espoir (2009)
Pramont : une deuxième chance (2009)
Delphine Seyrig : un portrait (2009)
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| Manifestation
pour le droit des femmes le 17 Octobre 2009 à Paris |
L'Assemblée des Femmes vous a donné rendez-vous samedi
17 octobre prochain à Paris à Bastille à
14h30 pour la mobilisation
nationale pour le droits des femmes.
Cette grande
mobilisation, à l'initiative du Collectif Droits des Femmes et
Femmes solidaires, avait pour but de dénoncer les attaques récentes
et répétées envers les femmes en termes de retraites,
de droit à disposer de son corps, d'accès aux soins avec
la fermeture des plannings...
En effet,
parce que le 8 mars et la journée du 25 novembre de lutte contre
les violences ne suffisent plus, nous devons, femmes et hommes, revendiquer
lors de cette nouvelle journée de mobilisation :
. légalité
professionnelle et salariale : parce que les inégalités
persistent malgré les lois, des mesures contraignantes doivent
être prises,
. une retraite
décente, avec le maintien des bonifications pour les mères
salariées,
. la lutte
contre les violences faites aux femmes : la proposition de loi cadre
déposée au Parlement par le Collectif national pour les
Droits des Femmes (CNDF) doit être adoptée,
. la défense
des services publics : pour garantir notamment laccès aux
soins et aux services de la petite enfance,
. la liberté
de disposer de son corps : lavortement est aujourdhui menacé
dans sa pratique par la fermeture des hôpitaux et lactivisme
des anti IVG : il faut un accès à la contraception et
à lavortement pour toutes et sur tout le territoire !
. le Droit
pour toutes et tous de choisir sa sexualité,
. le refus
du sexisme : parce quil perdure toujours en 2009, le CNDF réclame
une loi antisexiste, au même titre que la loi contre le racisme
et lantisémitisme,
A
télécharger :
- le
tract de la mobilisation du 17 octobre 2009
- le numéro 2 du journal
"osez le féminisme" spécial manif du 17 octobre 2009
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Assemblée des Femmes - 1999-2009
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